Alternance 2026 : hausse du SMIC apprenti et démarches simplifiées
Depuis le 1er juin 2026, la revalorisation du SMIC profite automatiquement aux apprentis, et la loi de simplification du 26 mai supprime la déclaration préalable des employeurs : deux signaux positifs pour l'alternance.
Bonne nouvelle pour tous ceux qui préparent une entrée en alternance : la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 tire mécaniquement à la hausse la rémunération de tous les apprentis, tandis que la loi de simplification promulguée quelques jours plus tôt allège les formalités administratives des employeurs. Un double signal favorable au moment où de nombreuses entreprises préparent leur rentrée d'alternants.
Une paie qui grimpe automatiquement pour tous les apprentis
Le SMIC brut mensuel atteint désormais 1 867,02 € pour 35 heures. Comme la rémunération d'un apprenti est calculée en pourcentage du SMIC, la hausse est automatique et sans démarche. Selon l'âge et l'année de contrat, la grille reste inchangée dans sa structure :
- 16-17 ans : 27 %, 39 % puis 55 % du SMIC selon l'année de contrat.
- 18-20 ans : 43 %, 51 % et 67 % du SMIC.
- 21-25 ans : 53 %, 61 % et 78 % — soit 989,52 €, 1 138,88 € puis 1 456,28 € par mois.
- 26 ans et plus : 100 % du SMIC, soit 1 867,02 € brut mensuel.
Moins de paperasse pour signer un contrat d'apprentissage
Publiée au Journal officiel le 27 mai 2026, la loi n°2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique supprime la déclaration préalable que l'employeur devait adresser à l'administration pour attester qu'il remplissait les conditions d'organisation de l'apprentissage. Désormais, la seule signature du contrat matérialise cet engagement.
« La disparition de cette formalité ne modifie pas les obligations de fond qui en constituaient la substance », rappelle Isabelle Vénuat, spécialiste en droit social aux Éditions Tissot.
Autrement dit, le cadre protecteur reste intact : le maître d'apprentissage doit toujours justifier de deux ans d'expérience professionnelle (ou un an s'il détient un diplôme équivalent), et les règles de sécurité, de formation et d'encadrement continuent de s'appliquer via le Code du travail.
Et concrètement pour les futurs alternants ?
Ce contexte plus fluide encourage les entreprises à recruter davantage, et donc à ouvrir plus de places d'alternance à la rentrée. Pour les apprenants — qu'ils préparent un CAP, un BTS, une licence pro ou un titre RNCP — c'est le bon moment pour candidater : la rémunération progresse, la démarche employeur se simplifie, et la voie de l'alternance confirme son rôle de tremplin vers l'emploi durable.
Source : Éditions Tissot